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Alexandre Caizergues, recordman entrepreneur

Temps de lecture : 3 minutes

Source : Maddyness

Publié le 12/11/2020

Résumé

Le champion du monde de kitesurf Alexandre Caizergues entreprend de rendre le transport maritime plus vertueux.Le sportif, diplômé en marketing, s’est entouré d’une équipe d’ingénieurs pour consolider techniquement la solution qu’il avait en tête. « Entreprendre, c’est comme préparer un exploit sportif », Alexandre est un bel exemple de comment les sportifs se servent de leur niveau d’exigence acquis lors des competitions pour entreprendre

Et si…

  • Et si les sportifs était inspirant ?
  • Et si on mettait l’exigence au servoce d’une cause ?
  • Et si rêvait était le commencement de l’aventure ?
  • Et si Decathlon favorisait le partage d’experiences ?
  • Et si Decathlon travaillait les innovations dans un objectif zéro carbone ?

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Et si les sportifs était inspirant ? Et si on mettait l’exigence au servoce d’une cause ? Et si rêvait était le commencement de l’aventure ? Et si Decathlon favorisait le partage d’experiences ? Et si Decathlon travaillait les innovations dans un objectif zéro carbone ?

En 2010, il est devenu le premier homme au monde à franchir le mur des 100 km/h sur l’eau avec un engin à voile. Le kitesurfeur Alexandre Caizergues s’est, deux années plus tard, fait voler la vedette par Paul Larsen. Doté d’un voilier d’un genre nouveau, le Vestas Sailrocket 2, le navigateur australien a atteint la vitesse de 121,1 km/h. Un exploit qui a motivé son concurrent français à mettre au point un appareil capable de lui redonner l’avantage. C’est le sens de sa startup, Syroco, qu’il a fondée à Marseille en avril 2019. Un nom pour rendre un hommage à peine voilé au célèbre vent subsaharien (le Sirocco) qui permet à cette poignée de sportifs de haut niveau d’atteindre de telles vitesses. Mais l’entreprise voit plus loin que d’éventuels futurs records. Elle ambitionne de rendre le transport maritime plus vertueux, alors qu’il reste l’un des principaux pollueurs à l’échelle mondiale.

Au départ, la pression du chrono

Alexandre Caizergues, champion du monde de kitesurf par trois fois, a toujours eu le goût de la vitesse. « C’est un moteur, tout comme les belles images », indique à Maddyness celui qui a débuté la compétition en 2005. Le startuppeur de 42 ans continue, chaque année, de participer à « une poignée de courses en France » . Cet attrait pour les sensations extrêmes irrigue en grande partie son aventure entrepreneuriale. « J’en suis simplement arrivé à la conclusion que je n’arriverais jamais à battre de nouveaux records du monde avec un kite traditionnel », souligne-t-il, pointant l’intérêt de doter la planche d’un « cockpit » afin de remplir pleinement les critères de sécurité.

Le sportif, diplômé en marketing, s’est entouré d’une équipe d’ingénieurs pour consolider techniquement la solution qu’il avait en tête. Une démarche facilitée par sa participation, en tant que directeur sportif, au Galion Project, un think tank qui fédère 300 entrepreneurs de la tech. « J’ai pu côtoyer des profils intéressants et variés pendant 5 ans », relève Alexandre Caizergues, qui a trouvé quatre associés aux expertises complémentaires. Bertrand Diard, qui a co-fondé la licorne française Talend ainsi que le fonds d’investissement Serena Data Ventures au sein de Serena, l’appuie sur le volet opérationnel. Florent Boutellier, lui, amène sa connaissance des plateformes data. L’architecte naval Olivier Taillard optimise la technologie. Yves de Montcheuil, enfin, est spécialiste du marketing et a accompagné le développement de nombreuses startups dans divers domaines.

 

« Entreprendre, c’est comme préparer un exploit sportif »

Ensemble, ils ont « trituré le business model » de la future jeune pousse. « On m’a souvent dit que le projet était inspirant, mais que le public n’était pas franchement aguerri au sujet du kitesurf », raconte Alexandre Caizergues. C’est la raison pour laquelle le recordman a fait le choix d’une recette qui a fait ses preuves pour lui : les moonshots – l’utilisation d’exploits pionniers pour repousser les limites technologiques et générer une innovation de rupture. « C’est de cette manière que s’est bâti le projet Solar Impulse, détaille-t-il, en référence aux avions solaires mis au point par les pilotes suisses Bertrand Piccard et André Borschberg au sein de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Avec une échelle de temps réduite, cela incite les équipes à se dépasser ». L’esprit sportif à la sauce entrepreneuriale, en somme.

Le fondateur de Syroco ne veut « pas simplement battre », mais « pulvériser » les records avec l’engin de sa création. « C’est complètement nouveau, affirme ainsi Alexandre Caizergues. Nous sommes partis de zéro pour imaginer un kite d’une surface totale de 30 à 50 m2, qui volerait tout en restant connecté à l’eau par le biais d’un foil ». Nom de code provisoire : SpeedCraft.

D’ici à la mi-2022, le triple champion du monde entend en faire lui-même la démonstration en Camargue « avec un ou une copilote ». « Nous irons à la vitesse de 150 km/h », espère-t-il, expliquant « avancer à bon rythme, bien que le Covid-19 ait mis un léger coup de frein ». Le startuppeur estime que si son parcours sportif lui a conféré une grande qualité, « c’est bien la résilience face à la difficulté »« Entreprendre, cela fonctionne comme on prépare un exploit sportif », s’aventure-t-il, jugeant attirer des talents chez Syroco de ce fait.