Concernant l’arrivée d’insectes dans l’alimentation humaine, constez-vous le début d’un changement ?  

S.M : Au niveau de la pet food, c’est déjà acté mais au niveau humain, il reste encore des obstacles et des freins qui ne sont pas uniquement réglementaires. Il va falloir surmonter les questions d’ordre technique, notamment au niveau des élevages à grande échelle : type de bâtiments nécessaires, régimes alimentaires des insectes, risques de contamination à l’Homme. Sur les processus de transformation, il faut encore de nombreuses données pour savoir avec quels types d’aliments on peut les associer et quels types de produits cela pourrait donner.  Sans compter les verrous économiques. Pour le moment, la farine d’insectes est trois fois plus chère que celle de soja.